Vous ne croyez pas à la diversité ?

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Dans cet article, j’avais vanté les mérites des graphismes Linux, hautement personnalisables. Je vous avez montré quelques screenshots, mais rien de bien probant…

Voilà un site très bien fait, nommé Linuxshot.org. Le principe est fort simple : chacun peut y publier des captures d’écran de son bureau sous Linux. Le site propose ainsi des centaines d’exemples de personnalisation. Vous pouvez voir le résultat d’un bureau Linux configuré aux petits oignons, sous KDE, Gnome, Fluxbox avec différents gestionnaires de fenêtres.

J’ai moi-même publié un bureaux (celui que j’ai actuellement, assez réussi je trouve).

D’autres exemples :

C’est par ici : www.linuxshot.org

Pourquoi passer à Linux (II) - La gestion des logiciels

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Attention, cet article ne traitera que de la gestion logicielle sous (K)Ubuntu. Sous les autres distributions, le système de paquetage est similaire mais n’étant à l’aise que sous Kubuntu, je m’en tiendrai à cette distribution.

La gestion des logiciels - ou “paquets” - est un pan énorme de Linux. En effet, sur la plupart des grandes distributions, l’installation, la désinstallation et la gestion des logiciels est extrêment particulière. Elle est un peu déroutante pour le novice, mais quand on s’y fait, on ne peut plus s’en passer. C’est mon cas.

Imaginons que vous venez d’installer votre système d’exploitation. Vous aimeriez aller naviguer sur Internet, vous avez donc besoin d’un explorateur. Prenons Firefox. Sous Windows, vous lancez Internet Explorer. C’est le navigateur de base sur Windows, et pour les libristes Windowsiens (il y en a), IE sert au moins à télécharger Firefox. Vous devez donc ensuite aller sur google, pour chercher le site Mozilla. Une fois rendu, vous téléchargez l’installeur à la main. Après cela, vous devez aller chercher l’exécutable, le lancer, cliquer plusieurs fois sur “Suivant”, préciser l’endroit où l’installer, etc. C’est long. C’est fastidieux.

Sous Kubuntu, pour installer Firefox… Ah… Oui, c’est vrai, il est déjà installé par défaut. :D Et il y a un navigateur alternatif, Konqueror, aussi. Bon, passons ! Admettons que vous vouliez quand même l’installer une deuxième fois. :p
Il suffit d’aller dans le menu K, puis “Système”, Konsole. Une fois là, tapez “sudo apt-get install firefox”. Et voilà, après avoir donné votre mot de passe root, Firefox s’installe tout seul, et vous n’avez plus RIEN à faire.

C’est la magie des paquetages. Chaque logiciel est compilé dans un paquet que Linux sait aller chercher et installer tout seul. La commande est “apt-get install” pour installer. Il suffit donc de lancer cette commande en tant qu’utilisateur root avec le bon mot de passe, et voilà.

Pour les allergiques à la ligne de commande, il suffit de lancer un logiciel, nommé Adept sous Kubuntu. Ce soft vous propose un champ de recherche, pour trouver tous les logiciels répondant à un mot-clé, que les logiciels soient installés ou non. Par exemple, ma version était par défaut Firefox RC 3 beta 5. Je n’aimais pas cette version beta, j’ai donc voulu installer Firefox 2. Il m’a suffi dans Adept, en cherchant “Firefox”, de cocher “Firefox3b5″ pour en demander la suppression, et de cocher “firefox-2″ pour en demander l’installation. Enfin, un clic sur “Appliquer les changements”, et hop ! Linux se chargeait de me virer le mauvais logiciel pour le remplacer par celui que je voulais. Allez… 15 secondes en tout.

Mais cela ne s’arrête pas là. En effet, la gestion logicielle est beaucoup plus poussée. Les logiciels ne s’installent pas là où vous voulez. Si ça peut paraître agaçant, en fait Linux se charge de gérer les logiciels pour vous. Cela évite tous les problèmes qui existent sous Windows, avec les incompatibilités de version ou surtout, les programmes qui se désinstallent en laissant des répertoires à moitié vides derrière eux (et ça ça m’énervait beaucoup). En général, les softwares s’installent dans /usr/bin, mais cela peut changer en fonction des logiciels.

Les logiciels sous Linux ont besoin de morceaux d’autres programmes pour fonctionner, appelés “dépendances”. Un simple programme basique peut demander des centaines de dépendances. Heureusement, le système Linux s’occupe d’aller chercher tout ce qu’il faut au programme pour fonctionner, sans que vous ayez RIEN à faire. Tout ceci démontre la puissance de Linux.

Tout ceci permet également cette incroyable possibilité qu’est la backup système ultra rapide. Si vous désirez réinstaller votre système, il suffit de sauver votre répertoire /home et /etc. Ensuite, vous pouvez générer un fichier avec une commande telle que “dpkg –get-selections pkg.db”. Ce petit fichier contient la liste de TOUS les logiciels installés. Sur votre nouveau système, la commande inverse permet de faire le contraire : réinstaller tous les logiciels qui étaient installés sur votre ancien système. En une seule commande, votre système revient à l’identique. Servez-vous ensuite de votre dossier /etc sauvegardé pour aller piocher les éventuels fichiers de configuration que vous avez fignolé aux petits oignons.

J’en sais quelque chose, sous Windows, il faut réinstaller chaque logiciel à la main, et sauvegarder la configuration de tous n’est pas chose aisée (ce n’est parfois juste pas possible).

Firefox 3.0

High Tech, Linux 2 commentaires »

C’est aujourd’hui donc qu’était prévue la sortie de Firefox 3.0. J’étais pas très convaincu par la version bêta que j’avais testé (3b5), assez buguée, impossible à mettre en français, design moche. Bref.

J’avais quand même décidé de passer à la 3.0 dès aujourd’hui, ayant confiance en Mozilla pour faire une release d’une version potable. Et effectivement, bien m’en a pris. Cette version est plutôt réussie.

Firefox intègre une nouvelle version de Gecko, son moteur de rendu (il respecte plus les standards web), l’ergonomie est revue (pas mal d’options et d’améliorations que je ne vais pas détailler ici : vous pouvez les retrouver sur les notes de version). J’aime bien le nouveau rendu des polices.

Citons également une sécurité accrue, la navigation plus rapide, etc. Toutefois, peut-être qu’il n’y avait pas de quoi faire une version 3.0. A mon humble avis, une version 2.5 aurait suffit, mais nous n’allons pas chipoter sur les chiffres.

A retrouver dans votre dépôt de paquets favori.

Strop génial

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La documentation de Ubuntu est décidément redoutable. Grâce à cet article magnifique, j’ai configuré mon iPod Classic 80Go (dernière génération) en dix minutes. Il est maintenant compatible Linux, et je peux transférer toute ma musique, dans les deux sens, grâce à Amarok.

Tout simplement extraordinaire. Le logiciel libre, gratuit, plus puissant, rapide, génial. O_o

Comment s’appelle-t-il ?

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What is the coolest thing you can do using Linux that you can’t do with Windows or on a Mac ?

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Traduction d’un article du blog de Matthew Helmke, qui expose plusieurs choses qui existent sur un système GNU/Linux, mais pas sous MS Windows ou MacOS. En gras et italique, la traduction littérale, et en normal mes commentaires.

1. Sous Linux, on peut mettre à jour la version de son système d’exploitation gratuitement et légalement.
Bah oui, vu que le système est déjà dans l’immense majorité des cas gratuit et légal. GNU/Linux vous offre en effet un système d’exploitation ultra moderne, gratuitement et de façon totalement légale. Il se met à jour automatiquement, et ce sans aucune contrepartie.

2. Les mises-à-jour rendent le système toujours plus rapide, sans exiger un matériel plus performant.
En effet, pour passer de XP à Vista, vous devez forcément améliorer votre matériel. Les PC qui ont été vendus avec XP préinstallés ne peuvent tout simplement pas faire tourner Vista. Pire : les PC estampillés “Vista ready”, au début, ne pouvaient faire tourner Vista qu’avec Aero configuré au minimum de ses capacités. Sous Linux, un PC qui pouvait faire tourner la première version d’Ubuntu (2004) peut tout à fait continuer à faire fonctionner Hardy Heron 8.04 (sorti en avril 2008).

3. Installer facilement d’autres environnements de bureau si celui par défaut ne convient pas.
Ubuntu est livré par défaut avec Gnome. Vous préférez KDE ? (Ah… Il existe une version pour KDE implémenté nativement… Ah, idem pour KFCE… ^^). Mais vous pouvez aussi mettre Enlightment, Fluxbox,… Chacun de ces desktop-manager va profondément changer l’aspect de votre bureau (sans compter qu’ils sont individuellement très configurables).

4. Installer une vingtaine de programmes en tapant une seule commande.
Assez inutile, mais tout à fait possible. Je reviendrai dans un prochain billet sur la manière dont s’installe les programmes sous Linux. C’est très différent de Windows… Mais tellement plus génial. :)

5. Le système se met à jour automatiquement, de même que tous les programmes de l’ordinateur.
Alors ça c’est tout simplement fantastique. Rien que pour ça Linux surpasse Windows. Sur un système GNU/Linux relié à Internet, votre système sait automatiquement quels programmes ne sont plus à jour, et il est capable tout seul d’aller chercher les nouvelles versions et vous propose de les installer. Bien sûr, il le fait aussi pour lui-même. Les nouvelles versions du noyau Linux s’installent toutes seules, de même que la distribution elle-même, lors des passages de versions (tous les six mois environ sous Ubuntu).
Sous Windows, passer de XP à Vista, c’est payant évidemment, mais vous devez mettre à jour vos programmes de manière manuelle, et encore, tous les programmes ne sont pas munis d’un système de MàJ. Vous devez souvent désinstaller le programme à la main, aller chercher la nouvelle version, et l’installer.

6. Pouvoir installer une copie du système d’exploitation à partir du même support sur plein de postes différents, sans s’inquiéter de licence ou de clé d’activation.
C’est d’ailleurs marqué sur la pochette du CD d’Ubuntu : “Pass it on !“. En d’autres termes, la copie du CD est encouragée, et le CD peut servir pour installer l’OS sur autant de PC que l’on veut, en toute légalité. D’ailleurs, ShipIT vous envoie autant de CD d’Ubuntu que vous voulez, par la poste, gratuitement.

7. Distribuer des copies du système et de tous les programmes inclus sans violer aucune loi, ni gouvernementale ni éthique ou morale, tout simplement parce que c’est prévu pour.
C’est le principe même du libre… :p

8. Avoir l’entier contrôle de l’ordinateur, en ayant la certitude qu’il n’y a aucun logiciel espion placé là par des entreprises malveillantes.

Et ça arrive souvent sous Windows… Nombre de logiciels créés par de grosses boîtes installent à l’insu de l’utilisateur certaines portes dérobées ou petits bouts de code qui vous espionnent… C’est tout simplement impossible sous Linux, parce que Linux n’est pas une entreprise, et que les entreprises qui commercialisent du libre n’auraient aucun intérêt à agir ainsi.

9. Utiliser le système sans aucun firewall logiciel ni aucun antivirus ou antispywares, sans avoir à redémarrer et ce pendant des mois, en recevant perpétuellement tous les derniers correctifs de sécurité.
Lorsqu’une faille est découverte sur le noyau Linux (cela arrive, comme avec tout programme informatique), la correction arrive dans la demie-journée. Cela prend des semaines sous Windows. Linux est conçu de manière totalement différente à Windows, ce qui le rend bien plus sûr. Idem, il faudra que je fasse un article là-dessus.

10. Ne jamais avoir besoin de défragmenter.
Windows utilise le système de fichier NTFS, qui se fragmente. Linux utilise le système de fichier ext3 ou ReiserFS, qui eux ne se fragmentent pas. Microsoft a tenté d’installer un système de fichiers qui ne se fragmente pas sur Vista : ils n’ont pas réussi.

11. Essayer plein de logiciels, en désinstaller, réinstaller,… et ce en sachant que le système ne surchargera pas le registre inutilement, ce qui pourrait le ralentir.
Sous Windows, il existe un phénomène connu : le winrot. A force d’utiliser votre OS, Windows s’encrasse de lui-même, car les logiciels ont la sale manie de laisser derrière eux des clés registres, des DLL endommagées ou inutiles, etc. En un an, vous sentez considérablement la différence car Windows sera beaucoup plus lent. Vous devrez le réinstaller. Tous les Windowsiens ont déjà connu ça. “Ah, faut que je backup, parce que je dois formater“. Sous Linux, ce phénomène n’existe pas. Les programmes se désinstallent proprement. Un Linux sera toujours aussi rapide qu’au premier jour.

12. Faire une énorme erreur qui suppose de réinstaller le système, et pouvoir le faire en une heure car les programmes et les fichiers persos peuvent être sauvegardés sur une autre partition que celle de l’OS.
Bon, c’est bien sûr aussi possible sous Windows, donc je m’étends pas. A noter que sous Windows, un simple virus peut vous y obliger, pas besoin d’une énorme erreur de votre part.

13. Démarrer le PC avec des effets aussi beaux que ceux de Vista (voire plus, selon moi), et ce même sur un PC qui a plusieurs années… en moins de 40 secondes (login compris).

Compiz-Fusion fait littéralement passer Vista pour un con (voir la vidéo de l’article précédent). Il n’exige aucune performance matérielle particulière…

14. Modifier à sa guise tout ce que l’on veut sur le système, ainsi que sur tous les programmes. On peut également contacter les auteurs d’un software pour leur poser des questions, leur soumettre des idées ou carrément participer à la création du logiciel (design ou écriture du code).
C’est l’essence du libre. Tous les logiciels peuvent être bidouillés légalement.

15. Avoir quatre fenêtres de traitement de textes ouvertes, écouter de la musique, jouer avec les effets de bureaux, rester en contact avec une large communauté conviviale, avoir Firefox et un client de messagerie instantannée ouverts, ainsi qu’un client mail, en même temps, et ce sans que l’OS ne soit ralenti jusqu’à devenir inutilisable.
Les distributions Linux sont ainsi conçues. Les logiciels sont plus légers, moins gourmands en ressources, ressources qui sont d’ailleurs mieux utilisées. Il faudrait comparer par exemple la charge processeur de Amarok (le lecteur média par défaut sous KDE) et de Windows Media Player…

16. Pouvoir utiliser la commande “dpkg –get-selections > pkg.list” pour lister tous les programmes installés, pouvoir sauvegarder /etc et /home sur une partition séparée et être ainsi en mesure de restaurer le système à tout moment sans aucune perte de données.
La puissance de la console, tout simplement. Et sous Linux, tout est centralisé sur des dossiers précis, qui sont du coup très faciles à sauvegarder.

17. Avoir plusieurs bureaux différents sur la même machine et même permettre à plusieurs personnes d’utiliser le système en même temps.
Hé oui… Linux a une gestion des droits utilisateurs si pointue que c’est possible, en SSH par exemple. Je peux faire en sorte que quelqu’un puisse se connecter à ma machine par le protocole SSH et utiliser mon Linux comme moi. Très utile pour le travail à plusieurs, par exemple. La plupart des serveurs de la planète ne sont pas sous Linux pour rien…

18. Pouvoir redimensionner une partition du disque sans perte de données ou sans devoir la supprimer.

19. Utiliser le même matériel pendant plus de cinq ans avant qu’il ne faille réellement le remplacer. Linux peut également tourner sur un PC de dix ans.
Voir le point 2.

20. Naviguer sur Internet… pendant que le système s’installe.
Certaines distributions GNU/Linux (comme Ubuntu) proposent des liveCD qui permettent une installation en mode graphique, alors que même Vista s’installe toujours en mode texte. Le liveCD vous permet de tester le système sans rien toucher au disque dur. Si vous désirez installer le système Linux, tout se fait de manière graphique, et le liveCD continue d’être utilisable pendant l’installation.

21. Utiliser la plupart des périphériques et composants sans installer aucun pilote, puisqu’ils sont déjà inclus dans le système installé, évitant ainsi la tâche d’aller les chercher un par un sur les sites des fabriquants.
C’est vrai pour la plupart des matériels. Pour ma part, Windows ne reconnaissait pas par défaut mon chipset audio et ma carte wifi. J’ai dû installer les pilotes à la main. Kubuntu ne m’a RIEN demandé, j’ai pu dès la première seconde détecter ma livebox et m’y connecter. En ce qui concerne les pilotes graphiques, idem : Kubuntu peut les installer de lui-même (selon votre carte vidéo).

22. Avoir accès au code source de presque tous les programmes et du noyau de l’OS.
Encore le libre : le code source de presque tout est public, accessible à tous. C’est le principe de “plus il y a de yeux pour surveiller…”. En effet, au lieu de garder jalousement le code source de GNU/Linux, les développeurs le mettent à disposition de tous. Ce qui explique que le moindre bug ou la moindre faille soit très rapidement repérée et réparée. Cela permet aussi à tous de bidouiller le système comme bon nous semble, en toute quiétude.

… Passez à Linux.

Pourquoi passer à Linux (I) : L’environnement de bureau

Linux 7 commentaires »

J’ai décidé de faire une petite série intitulée “Pourquoi passser à Linux“. Je vais prendre régulièrement un truc que je trouve génial sous Linux et qui n’existe pas sous Windows.
Aujourd’hui, l’environnement de bureau (la prochaine fois, ça sera le gestionnaire de paquets je pense).

En effet, Linux s’utilise en interface graphique, comme tout OS actuel qui se respecte. Sauf que c’est pas comme sous Windows, où tout le monde a à peu près le même Windows. Sous Windows, Vous pouvez modifier la couleur des fenêtres, peut-être la forme si vous aimez trafiquer, mais un Windows ressemblera toujours à un autre Windows.

Sous Linux, c’est l’inverse. Il n’y a rien qui ressemble moins à un bureau Linux qu’un autre bureau Linux. Tout d’abord, parce que Linux a été conçu pour permettre de bidouiller votre interface, alors que Windows n’est pas du tout prévu pour. Les “brico-packs” qui permettent de modifier l’apparence des fenêtres modifient assez profondément les configurations internes de Windows, et ça Windows n’apprécie pas du tout.

Ensuite, parce que Linux s’utilise avec différents “gestionnaires de bureau”. Il en existe pas mal : KDE, Gnome, XFCE, Enlightment17, Fluxbox, … Personnellement, j’utilise KDE, car c’est l’environnement de base fourni avec Kubuntu. J’aime bien KDE parce que c’est assez “eye-candy”, y’a Amarok (le meilleur lecteur audio du monde, en gros), et surtout les programmes sont multi-usages. Par exemple, le navigateur de fichiers de base, Konqueror, fait aussi navigateur web, client SSH, client FTP, …

KDE est entièrement conçu pour pouvoir être modifié de A à Z. Tout d’abord, les options de base sont diverses et variées (prise en charge de la transparence, déplacement où bon vous semble, plusieurs tableaux de bords, barres de lancement, apparence du menu K, …). Ensuite, il existe foule de logiciels permettent d’augmenter encore les possibilités du bureau KDE, comme Compiz-Fusion qui détrône magistralement Windows Vista avec des effets en 3D que le dernier-né de MS est tout simplement incapable de faire (cette vidéo pour vous le prouver). Il existe aussi pléthore de “décorateurs de fenêtre”, qui remplacent donc le kwin de KDE (très joli aussi). Ainsi, on peut utiliser Emerald, qui gère des centaines de thèmes différents. Enfin, on peut rajouter des petits widgets très joli (avec gdesklets ou superkaramba) qui vous permettent de mettre sur votre bureau des panels de contrôle (des machins inutiles mais très jolis qui vous indiquent l’activité de vos processeurs, la capacité de vos partitions, etc.).
Ainsi, après une semaine de KDEisage, j’ai (un peu) trafiqué mon bureau. Je vous laisse imaginer ce qu’on peut obtenir en s’y mettant à fond, avec des sites comme KDE-Look par exemple. Franchement, je trouve ça bien plus beau que n’importe quel bureau Vista.

Ou, un autre que je me suis récemment fait :

De l’art de polémiquer quand on n’y connaît rien

droit 6 commentaires »

Cela ne vous aura pas échappé, cette semaine est apparue une polémique incroyable, au sujet de la décision du TGI de Lille, qui a annulé un mariage suite à la demande du mari, de confession musulmane, qui reprochait à sa femme de lui avoir caché qu’elle n’était plus vierge.

Je vous invite tout de suite à lire cet excellent article de Maître Eolas, qui expliquera bien mieux que moi cette affaire. Toutefois, ce billet est un peu technique sur le plan juridique, donc je vais plus clairement expliquer mon point de vue.

Vous n’êtes pas sans l’ignorer, mais nombre de musulmans souhaitent se marier avec des femmes chastes. Bien que ça ne soit pas écrit dans le Coran, c’est comme ça, et la laïcité nous interdit de juger. L’Etat laïque, je le rappelle, ne consiste pas à refuser les religions, mais plutôt à ne pas les ignorer. Dès lors, sur le plan du droit, je n’accepterais aucun jugement de valeur sur ces croyances.

Nombre de chroniquers (télé, radio), y sont allé de leur grain de sel, fustigeant cette justice qui faisait fi de la laïcité et qui reconnaissait une valeur à la charia, et qui en bref, rabaissait la femme. Certains ont même crié que, maintenant, aux yeux du droit français, une femme devait être vierge pour pouvoir se marier. Ces gens-là n’ont apparemment jamais ouvert le Code Civil, auquel cas ils en auraient appris de belles.

En l’espèce, le mari, découvrant à la nuit de noce venue que sa conjointe n’était pas vierge, a saisi le tribunal pour une procédure en annulation du mariage. L’annulation d’un mariage est une procédure fort rare, que seuls les étudiants en droit connaissent, car elle y est étudiée en première année comme, je suppose, une première approche du droit de la procédure civile.

L’action de notre mari repose ici sur l’article 180 paragraphe 2 du Code Civil :

§2 - S’il y a eu erreur dans la personne, ou sur des qualités essentielles de la personne, l’autre époux peut demander la nullité du mariage.

Il a invoqué une erreur sur les qualités essentielles de sa femme. En effet, le mariage est un contrat (un peu spécial, certes). Et pour conclure un contrat, le consentement des deux parties doit être exempt de vice, et c’est justement cette absence de vice que vise l’article 180. Le Code civil considère ainsi qu’une « erreur » sur les qualités essentielles de la personne consistue un vice du consentement. Ce vice du consentement constitue un empêchement dit dirimant qui en fait une raison de nullité relative du mariage. La nullité relative se prescrit sur cinq ans, et ne peut être intentée que par l’époux dont le consentement a été vicié.

Mais qu’est-ce qu’une erreur sur les qualités essentielles ? Cette formulation date de 1975. Elle explique qu’un conjoint peut demander l’annulation de son mariage s’il estime avoir commis une erreur sur les qualités qu’il attend de la part de son conjoint. Pour cela, la qualité essentielle doit avoir été un facteur déterminant pour contracter le mariage. En d’autres termes, si l’absence de cette qualité avait été connue préalablement, le mariage n’aurait pas eu lieu. Ici, la femme a volontairement caché à son mari son absene de virginité. Elle a donc menti (et d’ailleurs le jugement montre bien qu’elle accepte l’annulation et elle reconnaît sans sourciller qu’elle a menti).

Bien évidemment, tout cela n’est pas établi par le Code civil (ça serait trop facile), mais par la jurisprudence de la Cour de cassation.

Ainsi donc, le juge du TGI n’a eu d’autre choix que d’annuler ce mariage, toutes les conditions exigées par le droit français étant réunies. La femme a menti sur une qualité qu’elle savait essentielle pour son mari. Elle a en effet reconnu devant le juge que l’action de son mari était fondée : elle avait pleinement conscience de l’importance qu’avait pour son mari sa virginité, mais elle lui a tout de même menti. CQFD : cela constitue une erreur sur les qualités essentielles, donc vice du consentement, donc cause de nullité du mariage. Le juge n’a plus eu qu’à appliquer le droit.

Je reste donc ébobi devant toutes ces personnes qui s’excitent sur cette affaire, alors que, j’en suis sûr, il n’ont lu ni le jugement ni l’article 180 du Code civil.

A quand des chroniqueurs judiciaires qui auront fait du droit ? Et quand diable les radios cesseront-elles de demander leur avis aux gens, alors qu’ils n’y connaissent rien, et qu’ils ne font qu’exposer leur morale bidon ?

Elkabbach, si tu me lis…

Changement de système d’exploitation

Linux 1 commentaire »

sudo etc/init.d/powernowd stop

Il n’en aura pas fallu plus pour me décider à passer à Linux. Une petite commande qui m’a permis de désactiver un processus un peu exotique et du coup neutraliser ce fichu problème de freeze qui me pourrissait ma vie de Linuxien en herbe.

C’est donc Kubuntu 8.04 que j’ai choisi comme premier système d’exploitation GNU/Linux.

Mon bureau (de jeune padawan) :

Zoli, non ?

A moi les logiciels libres !

Sauvez Windows XP

High Tech, Internet 4 commentaires »

Malgré les 200 000 signatures qui ont été réunies par le collectif “Save Windows XP”, Steve Ballmer, PDG de Microsoft, refuse toujours de prendre les revendications des utilisateurs de Windows XP au sérieux. Pour information, Microsoft veut à tout prix que le monde de Windows passe à Vista, alors que Vista n’est pas encore un système d’exploitation mature.

Le but est maintenant de réunir 300 000 signatures afin de montrer à Steve Ballmer que derrière les adresses e-mails, il y a des noms. Des noms de gens qui ne veulent pas voir Windows XP, qui reste un système fiable, sûr et stable, disparaître.

Je vous prie donc de signer la pétition, et surtout de faire suivre cete information. Windows XP ne mérite pas de disparaître.

Merci encore.

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