Article 5 de la Constitution du 4 octobre 1958 :


Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’Etat.Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités.”

Le Conseil Constitutionnel, organe institutionnel qui, sur saisinne, examine les lois et les traités (dans certaines dispositions particulières) et vérifie leur conformité avec la Constitution, a partiellement censuré le projet de loi de Monsieur Sarkozy relatif à la rétention de sûreté des criminelles dangereux et sexuels. En effet, Monsieur Sarkozy souhaiterait voir cette loi appliquée immédiatement aux criminels actuellement détenus et devant être libérés sous peu. Or, ceci violerait le principe de la non rétro-activité des lois. Vous pouvez lire la décision du Conseil à l’adresse suivante : http://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2008/2008562/2008562dc.htm.

Bon, le Président écrit une loi qui ne respecte pas la Constitution de son pays, soit. Ca peut arriver, même aux meilleurs. Mais il y a plus grave.

Après le revers subi au Conseil constitutionnel, il demande au président de la Cour de cassation de mener une réflexion sur l’application immédiate du texte pour les criminels jugés dangereux.” (Liberation.fr). Hé oui, le Président demande au chef de la plus haute juridiction judiciaire française, la Cour de Cassation, de lui trouver un moyen pour détourner la Constitution quand même, coûte que coûte.

… Je crois qu’il y a quelque chose qui cloche quelque part.

Déclaration de Yves Jégo, député UMP de Saine-et-Marne : “Une fois de plus, les socialistes sont du côté des coupables plutôt que des victimes“. Ce genre de réaction est à vomir. Atteinte manifeste à tous les principes démocratiques, à l’Etat de droit, à tous les droits judiciaires de la défense, à la présomption d’innocence, au droit des condamnés, bref, la totale. Cette personne représente la Nation souveraine à l’Assemblée Nationale…

J’ai honte du système démocratique de mon pays.