Pourquoi passer à Linux (III) : la sécurité

High Tech, Linux 12 commentaires »

La sécurité est vraiment un aspect majeur de Linux.

Personnellement, je n’utilise avec mon Linux ni antivirus ni firewall logiciel particulier. Mon routeur fait office de seul et unique sécurité. Et elle suffit. Pourquoi ?

Tout d’abord, cela est dû à un bête constat statistique. MS Windows est un système utilisé par 95% des ordinateurs personnels de cette planète. Par conséquent, tout pirate intelligent va viser ce système en particulier afin de faire le maximum de dégâts. Il existe très peu de virus visant les systèmes Linux. Ainsi, en 2005, on estimait à environ 145 000 le nombre de signatures de virus. Et pourtant, seules 45 d’entre elles visaient directement ou indiretement des systèmes UNIX type Linux. Pourtant, ce n’est pas du tout une raison suffisante, car en matière de serveurs, Linux (avec le système Apache) est beaucoup plus utilisé que les serveurs Windows (ISS par exemple).

On voit souvent sur des forums des gens prôner le fait que sur Linux, il n’existe “aucun virus”. C’est bien évidemment faux. Tout programme informatique possède des failles, car jusqu’à présent, tout programme informatique conçu est écrit par des humains. Pour comparer Windows et Linux, encore en 2005, le système de Microsoft a lancé 122 alertes de sécurité, dont 22 bulletins de sécurité graves. La même année, les développeurs Linux ont lancé 90 bulletins de sécurité, dont aucun n’était estimé particulièrement critique.
Le fait que le noyau Linux comporte moins de failles de sécurité est dû principalement à l’ouverture du code. Le code du kernel Linux est accessible librement, sur le site linux-kernel.org. C’est tout l’inverse de Microsoft qui lui fait tout pour garder ses codes sources secrets. Ainsi, comme chacun peut lire le code de Linux, n’importe qui peut découvrir des failles et en faire part aux développeurs et à la communauté. Le moindre trou de sécurité est réparé en quelques heures. Et il faut croire aussi que les développeurs Linux sont un peu plus doués que les employés de Microsoft. ;)

Il existe enfin une autre raison. Celle-ci n’est pas vraiment statistique, elle existe par la simple conception différente de Linux. Comme chacun sait, Linux est issu d’UNIX. Linus Torvalds, le premier codeur du noyau Linux, a créé Linux en se basant sur le propre système d’UNIX qu’il utilisait dans les années 80 (en fait une sous-version, Minix). A cette époque, l’informatique était encore une affaire de spécialistes, et UNIX était utilisé par des gens qui possédaient un solide bagage de connaissances informatiques et techniques, et pour eux la sécurité informatique était une priorité. Tout le développement de Linux s’est donc fait dans cet esprit, alors même que les virus n’étaient pas vraiment courants sur le réseau de l’époque.
La conséquence de tout ça est que Linux possède une gestion stricte des privilèges. C’est ainsi : n’importe qui ne peut pas faire n’importe quoi sur un système Linux. Chaque fichier, chaque répertoire, et surtout quelle action, est réservée à telle ou telle catégorie d’utilisateurs ou tel ou tel utilisateur. Ainsi, un utilisateur de Linux passe 99% de son temps (même plus en fait) en utilisant un accès limité. Il peut surfer sur le web, lancer des applications, mais pas tellement plus. Il ne peut installer aucun programme, ne peut supprimer ni modifier aucun fichier système, etc. Toutefois, l’humain derrière l’écran peut le faire mais il doit alors fournir un mot de passe de superutilisateur ou d’administrateur. Ainsi, Ubuntu, distribution que j’utilise, est un peu particulière par rapport aux autres (que je connais mal). Pour exécuter une action sensible, comme installer un programme, il faut alors fournir un mot de passe en utilisant la commande sudo (Super User DO). Le mot de passe est alors utilisé pour la seule action définie par la commande. On peut bien sûr passer en mode complètement administrateur et exécuter plusieurs actions, mais il faut bien savoir ce qu’on fait.
Ainsi, un ver sous Linux ne dispose pas du mot de passe et ne peut pas faire grand-chose (à moins de surfer sur Internet en root, ce que peu de Linuxiens intelligents font). Bref, j’admets que cette idée de droits est assez difficile à appréhender par un Windowsien qui a l’habitude de tout faire avec le même compte, même si Vista tente timidement de revenir sur cette position (mais bon, actuellement c’est juste un message stupide du genre “Voulez-vous vraiment faire cette action ?”).

Toutes ces raisons font que l’on ne voit pas de personnes sous Linux qui envoient à leur contact MSN des liens web louches en anglais ou en espagnol (et j’ai plusieurs contacts de ce type), et toutes ces raisons font que passer à Linux permet d’oublier tout un pan de la gestion d’un système Windows, la sécurité (utiliser un bon antivirus, se tenir au courant des alertes de sécurité, ne pas surfer sur des sites louches, …).
Bien évidemment, sous Linux aussi de bonnes habitudes sont primordiales, mais on est quand même beaucoup plus tranquille.

Be Linux

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Démonstration de kikoo-lolisme

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Le kikoo-loleur est fourbe. Il peut se cacher dans des commentaires en trollant magistralement sur des sujets pourtant inattaquables. On le pardonne : il ne comprend rien, en fait. Il se lance sur un terrain qu’il ne maîtrise pas du tout.

Exemple :

C’est formidable d’utiliser un truc que personne n’a.Mais alors tu parles avec qui? Tu te sens pas trop seul j’espère? Et pis c’est vrai que quand on a LINUX il faut bien trouver une messagerie instatanée qui marche avec!!!
Et avec Jabber tu penses révolutionner le monde mais il est trop tard quand MSN est là et qu’il est au point pourquoi vouloir autre chose c’est comme avec XP et VISTA, XP est soit disant mieux que VISTA, lol
Bon, d’abord, MSN c’est trop bien pour les converses vidéos alors que sous jabber on peut pas ( TROP NUL ) et puis, tu vois plus les couleurs, trop triste, non mais, déjà que t’es pas toujours funny alors en plus quand t’écris en noir pâle, c’est tristoune T.T lol
Sur ce, on retourne sur MSN et VISTA

Nous passerons tout d’abord sur l’orthographe désastreuse et le respect plus qu’approximatif de la syntaxe. Visiblement, la gêne de notre kikoo-loleur s’étend même à l’usage basique du clavier (i.e. : écrire un texte, quoi).

Tout d’abord, selon le kikoo-loleur, on ne devrait pas utiliser Jabber car personne ne l’a. Raisonnement intéressant ? Imaginons un instant les débuts de MSN… Existait-il dès lors des kikoo-loleurs assez stupides pour refuser ce moyen de communication, parce que personne ne l’avait encore ? A l’époque, il existait déjà l’IRC (encore utilisé, moi-même j’y suis en permanence, sur une demie douzaine de réseaux et une vingtaine de channels, français et anglais), les mails et tout ça.
De plus, j’ai des contacts Jabber… Exemple, .skaz, qui t’a aussi répondu en commentaire. Bon, avec .skaz, on discute aussi par MSN, IRC, Mumble, UrT. :D Mais Jabber est très utilisé par les gens qui savent de quoi ils parlent et… qui utilisent leur PC de manière intelligente.

Sous Linux, bien sûr qu’il existe des messageries instantanées qui marchent avec. La preuve, j’utilise emesene pour me connecter au protocole MSN. Je préfère en fait IRC, qui un protocole qui existe depuis 1988 (inventé par un Finlandais… Oh, c’est aussi un finlandais qui a développé le noyau Linux !). Et oui, MSN n’est en aucun cas un protocole “abouti”, on a inventé des protocoles meilleurs bien avant.

Rappelle-toi que MSN n’est qu’un protocole commercial. Tous tes messages sont enregistrés sur les serveurs de Microsoft, n’importe quel employé peut les lire. Et concernant la visio, ça arrive sous Jabber, et la VoIP existe déjà (Google Talk) et elle est portée sur les autres clients. Et personnellement, je n’ai jamais utilisé la visio, ni la VoIP, alors je me demande bien ce que je pourrais en faire.

Vous remarquerez aussi que le kikoo-loleur trouve “triste” le fait d’écrire… En noir sur blanc, en faisant des phrases complètes, avec majuscule et point. “olol, tu écrit pa en sms, tu c pas utilisé un clavier mdr lolll !!!”.

Je te renvoie à mon tour à ce lien, qui t’indique point par point ce que Jabber fait et WLM ne fait pas. Jabber ne sait pas (encore) utiliser la visio, mais Jabber sait crypter mes conversations, utilise un système différent pour le transfert de fichier (bien plus rapide), peut être utilisé sans Internet en réseau local, permet les discussions organisées en salons, etc.

Et concernant ta propagande Vista, je ne peux pas t’en vouloir, tu ne connais apparemment pas grand-chose en dehors de Windows, tu n’as aucune idée de ce que MS tente de te refourguer en te vendant un OS à 350$. Continue donc à l’utiliser, au moins, contrairement à moi, tu participes au commerce mondial.

Jabber, parce que MSN, c’est moche

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Qu’est-ce que Jabber ?

Jabber est un système standard de messagerie instantanée. MSN, que vous connaissez, en est un. Ceux qui utilisent “MSN”, se servent en général d’un client de messagerie, Windows Live Messenger, et ce client utilise le protocole MSN pour communiquer avec d’autres ordinateurs connectés utilisant le même protocole.

Jabber, utilise lui le protocole XMPP, standardisé depuis le 4 octobre 2005. A la différence de MSN, il existe pléthore de clients Jabber, sur toutes les plateformes (UNIX comme Windows). Ainsi, personnellement, j’utilise Gajim.

Pourquoi utiliser Jabber et pas MSN ?

Parce que Jabber est MIEUX. Pourquoi ?
Tout d’abord, Jabber est un standard ouvert. Cela signifie que le protocole Jabber est accessible à tous gratuitement, et expliqué par le détail de manière officielle. Microsoft, propriétaire du client WLM et du protocole MSN, lui, garde jalousement ses standards de messagerie (bien qu’il existe quelques clients MSN non officiels, bien heureusement, comme le client emesene, codé en Python, disponible sous GNU/Linux). Cette ouverture du protocole a pour conséquences qu’il est très facile de développer des clients Jabber, qui existent sous de nombreuses formes, sur des ordinateurs de bureau ou même sur PDA.
Autre avantage : le système Jabber est décentralisé. A la différence des autres messageries instantanées, Jabber utilise en fait le même principe que les serveurs e-mails. Avec un client Jabber, on peut communiquer avec n’importe quel autre client connecté sur un autre serveur. Le résultat : si un serveur est indisponible, le client ne le voit pas, car il utilisera u autre serveur. La chute d’un serveur n’affecte pas le réseau.

Du fait de l’ouverture du standard, n’importe qui peut monter un serveur Jabber. Jabber est donc très utilisé dans le monde de l’entreprise, car il est aisé de se créer un petit réseau interne Jabber, sans utiliser Internet par exemple, ce qui permet une communication beaucoup plus rapide, proche, simplifiée.

En fait, pour parler techniquement, Jabber utilise un système client/serveur, et non pair à pair comme les autres systèmes de messagerie. Le client A envoie un message à son serveur, qui l’envoie au serveur du client B, qui lui-même envoie le message au client B. Donc tout la complexité du réseau est concentrée au niveau serveur, ce qui permet de développer des clients Jabber extrèmement simples, ce qui leur confère une légèreté et une grande portabilité.

De plus, les données entre clients sont échangées sous forme XML, ce qui permet de transférer des données structurées de n’importe quelle manière (MSN le fait aussi, certes, mais cela nous conduit à être envahis par les “clins d’oeils” et autres bêtises de kikoo-loleurs).

Enfin, Jabber est très sécurisé. Les données sont chiffrées de serveur à serveur, et les serveurs intermédiaires ne peuvent pas accéder au contenu des messages car Jabber autorise le chiffrement par OpenPGP.

Les inconvénients de Jabber ?

Il en existe. Tout d’abord, “l’effet réseau”. Jabber est méconnu du grand public, et de plus sa philosophie va à l’encontre de celle d’MSN, dont les utilisateurs sont très friands de messages hyper formatés (genre j’écris en rouge, gras, souligné), de clins d’oeils et autres features polluantes. Il est clair que les clients Jabber ne vont pas dans ce sens.
Ensuite, Jabber est moins avancé sur MSN sur le plan de la VoIP et de la vidéo-conférence. En ce qui concerne la VoIP, les développeurs de Jabber se sont arrêtés sur le protocole Jingle, mais seuls deux clients l’implémentent actuellement (Google Talk et Jabbin).

Obtenir Jabber ?

Allez sur cette page pour connaître tous les clients Jabber en fonction de votre système d’exploitation.
Vous devez aussi choisir un serveur pour vous créer une adresse Jabber. Rendez-vous ici pour cela.

Vous ne croyez pas à la diversité ?

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Dans cet article, j’avais vanté les mérites des graphismes Linux, hautement personnalisables. Je vous avez montré quelques screenshots, mais rien de bien probant…

Voilà un site très bien fait, nommé Linuxshot.org. Le principe est fort simple : chacun peut y publier des captures d’écran de son bureau sous Linux. Le site propose ainsi des centaines d’exemples de personnalisation. Vous pouvez voir le résultat d’un bureau Linux configuré aux petits oignons, sous KDE, Gnome, Fluxbox avec différents gestionnaires de fenêtres.

J’ai moi-même publié un bureaux (celui que j’ai actuellement, assez réussi je trouve).

D’autres exemples :

C’est par ici : www.linuxshot.org

Pourquoi passer à Linux (II) - La gestion des logiciels

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Attention, cet article ne traitera que de la gestion logicielle sous (K)Ubuntu. Sous les autres distributions, le système de paquetage est similaire mais n’étant à l’aise que sous Kubuntu, je m’en tiendrai à cette distribution.

La gestion des logiciels - ou “paquets” - est un pan énorme de Linux. En effet, sur la plupart des grandes distributions, l’installation, la désinstallation et la gestion des logiciels est extrêment particulière. Elle est un peu déroutante pour le novice, mais quand on s’y fait, on ne peut plus s’en passer. C’est mon cas.

Imaginons que vous venez d’installer votre système d’exploitation. Vous aimeriez aller naviguer sur Internet, vous avez donc besoin d’un explorateur. Prenons Firefox. Sous Windows, vous lancez Internet Explorer. C’est le navigateur de base sur Windows, et pour les libristes Windowsiens (il y en a), IE sert au moins à télécharger Firefox. Vous devez donc ensuite aller sur google, pour chercher le site Mozilla. Une fois rendu, vous téléchargez l’installeur à la main. Après cela, vous devez aller chercher l’exécutable, le lancer, cliquer plusieurs fois sur “Suivant”, préciser l’endroit où l’installer, etc. C’est long. C’est fastidieux.

Sous Kubuntu, pour installer Firefox… Ah… Oui, c’est vrai, il est déjà installé par défaut. :D Et il y a un navigateur alternatif, Konqueror, aussi. Bon, passons ! Admettons que vous vouliez quand même l’installer une deuxième fois. :p
Il suffit d’aller dans le menu K, puis “Système”, Konsole. Une fois là, tapez “sudo apt-get install firefox”. Et voilà, après avoir donné votre mot de passe root, Firefox s’installe tout seul, et vous n’avez plus RIEN à faire.

C’est la magie des paquetages. Chaque logiciel est compilé dans un paquet que Linux sait aller chercher et installer tout seul. La commande est “apt-get install” pour installer. Il suffit donc de lancer cette commande en tant qu’utilisateur root avec le bon mot de passe, et voilà.

Pour les allergiques à la ligne de commande, il suffit de lancer un logiciel, nommé Adept sous Kubuntu. Ce soft vous propose un champ de recherche, pour trouver tous les logiciels répondant à un mot-clé, que les logiciels soient installés ou non. Par exemple, ma version était par défaut Firefox RC 3 beta 5. Je n’aimais pas cette version beta, j’ai donc voulu installer Firefox 2. Il m’a suffi dans Adept, en cherchant “Firefox”, de cocher “Firefox3b5″ pour en demander la suppression, et de cocher “firefox-2″ pour en demander l’installation. Enfin, un clic sur “Appliquer les changements”, et hop ! Linux se chargeait de me virer le mauvais logiciel pour le remplacer par celui que je voulais. Allez… 15 secondes en tout.

Mais cela ne s’arrête pas là. En effet, la gestion logicielle est beaucoup plus poussée. Les logiciels ne s’installent pas là où vous voulez. Si ça peut paraître agaçant, en fait Linux se charge de gérer les logiciels pour vous. Cela évite tous les problèmes qui existent sous Windows, avec les incompatibilités de version ou surtout, les programmes qui se désinstallent en laissant des répertoires à moitié vides derrière eux (et ça ça m’énervait beaucoup). En général, les softwares s’installent dans /usr/bin, mais cela peut changer en fonction des logiciels.

Les logiciels sous Linux ont besoin de morceaux d’autres programmes pour fonctionner, appelés “dépendances”. Un simple programme basique peut demander des centaines de dépendances. Heureusement, le système Linux s’occupe d’aller chercher tout ce qu’il faut au programme pour fonctionner, sans que vous ayez RIEN à faire. Tout ceci démontre la puissance de Linux.

Tout ceci permet également cette incroyable possibilité qu’est la backup système ultra rapide. Si vous désirez réinstaller votre système, il suffit de sauver votre répertoire /home et /etc. Ensuite, vous pouvez générer un fichier avec une commande telle que “dpkg –get-selections pkg.db”. Ce petit fichier contient la liste de TOUS les logiciels installés. Sur votre nouveau système, la commande inverse permet de faire le contraire : réinstaller tous les logiciels qui étaient installés sur votre ancien système. En une seule commande, votre système revient à l’identique. Servez-vous ensuite de votre dossier /etc sauvegardé pour aller piocher les éventuels fichiers de configuration que vous avez fignolé aux petits oignons.

J’en sais quelque chose, sous Windows, il faut réinstaller chaque logiciel à la main, et sauvegarder la configuration de tous n’est pas chose aisée (ce n’est parfois juste pas possible).

Strop génial

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La documentation de Ubuntu est décidément redoutable. Grâce à cet article magnifique, j’ai configuré mon iPod Classic 80Go (dernière génération) en dix minutes. Il est maintenant compatible Linux, et je peux transférer toute ma musique, dans les deux sens, grâce à Amarok.

Tout simplement extraordinaire. Le logiciel libre, gratuit, plus puissant, rapide, génial. O_o

Comment s’appelle-t-il ?

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What is the coolest thing you can do using Linux that you can’t do with Windows or on a Mac ?

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Traduction d’un article du blog de Matthew Helmke, qui expose plusieurs choses qui existent sur un système GNU/Linux, mais pas sous MS Windows ou MacOS. En gras et italique, la traduction littérale, et en normal mes commentaires.

1. Sous Linux, on peut mettre à jour la version de son système d’exploitation gratuitement et légalement.
Bah oui, vu que le système est déjà dans l’immense majorité des cas gratuit et légal. GNU/Linux vous offre en effet un système d’exploitation ultra moderne, gratuitement et de façon totalement légale. Il se met à jour automatiquement, et ce sans aucune contrepartie.

2. Les mises-à-jour rendent le système toujours plus rapide, sans exiger un matériel plus performant.
En effet, pour passer de XP à Vista, vous devez forcément améliorer votre matériel. Les PC qui ont été vendus avec XP préinstallés ne peuvent tout simplement pas faire tourner Vista. Pire : les PC estampillés “Vista ready”, au début, ne pouvaient faire tourner Vista qu’avec Aero configuré au minimum de ses capacités. Sous Linux, un PC qui pouvait faire tourner la première version d’Ubuntu (2004) peut tout à fait continuer à faire fonctionner Hardy Heron 8.04 (sorti en avril 2008).

3. Installer facilement d’autres environnements de bureau si celui par défaut ne convient pas.
Ubuntu est livré par défaut avec Gnome. Vous préférez KDE ? (Ah… Il existe une version pour KDE implémenté nativement… Ah, idem pour KFCE… ^^). Mais vous pouvez aussi mettre Enlightment, Fluxbox,… Chacun de ces desktop-manager va profondément changer l’aspect de votre bureau (sans compter qu’ils sont individuellement très configurables).

4. Installer une vingtaine de programmes en tapant une seule commande.
Assez inutile, mais tout à fait possible. Je reviendrai dans un prochain billet sur la manière dont s’installe les programmes sous Linux. C’est très différent de Windows… Mais tellement plus génial. :)

5. Le système se met à jour automatiquement, de même que tous les programmes de l’ordinateur.
Alors ça c’est tout simplement fantastique. Rien que pour ça Linux surpasse Windows. Sur un système GNU/Linux relié à Internet, votre système sait automatiquement quels programmes ne sont plus à jour, et il est capable tout seul d’aller chercher les nouvelles versions et vous propose de les installer. Bien sûr, il le fait aussi pour lui-même. Les nouvelles versions du noyau Linux s’installent toutes seules, de même que la distribution elle-même, lors des passages de versions (tous les six mois environ sous Ubuntu).
Sous Windows, passer de XP à Vista, c’est payant évidemment, mais vous devez mettre à jour vos programmes de manière manuelle, et encore, tous les programmes ne sont pas munis d’un système de MàJ. Vous devez souvent désinstaller le programme à la main, aller chercher la nouvelle version, et l’installer.

6. Pouvoir installer une copie du système d’exploitation à partir du même support sur plein de postes différents, sans s’inquiéter de licence ou de clé d’activation.
C’est d’ailleurs marqué sur la pochette du CD d’Ubuntu : “Pass it on !“. En d’autres termes, la copie du CD est encouragée, et le CD peut servir pour installer l’OS sur autant de PC que l’on veut, en toute légalité. D’ailleurs, ShipIT vous envoie autant de CD d’Ubuntu que vous voulez, par la poste, gratuitement.

7. Distribuer des copies du système et de tous les programmes inclus sans violer aucune loi, ni gouvernementale ni éthique ou morale, tout simplement parce que c’est prévu pour.
C’est le principe même du libre… :p

8. Avoir l’entier contrôle de l’ordinateur, en ayant la certitude qu’il n’y a aucun logiciel espion placé là par des entreprises malveillantes.

Et ça arrive souvent sous Windows… Nombre de logiciels créés par de grosses boîtes installent à l’insu de l’utilisateur certaines portes dérobées ou petits bouts de code qui vous espionnent… C’est tout simplement impossible sous Linux, parce que Linux n’est pas une entreprise, et que les entreprises qui commercialisent du libre n’auraient aucun intérêt à agir ainsi.

9. Utiliser le système sans aucun firewall logiciel ni aucun antivirus ou antispywares, sans avoir à redémarrer et ce pendant des mois, en recevant perpétuellement tous les derniers correctifs de sécurité.
Lorsqu’une faille est découverte sur le noyau Linux (cela arrive, comme avec tout programme informatique), la correction arrive dans la demie-journée. Cela prend des semaines sous Windows. Linux est conçu de manière totalement différente à Windows, ce qui le rend bien plus sûr. Idem, il faudra que je fasse un article là-dessus.

10. Ne jamais avoir besoin de défragmenter.
Windows utilise le système de fichier NTFS, qui se fragmente. Linux utilise le système de fichier ext3 ou ReiserFS, qui eux ne se fragmentent pas. Microsoft a tenté d’installer un système de fichiers qui ne se fragmente pas sur Vista : ils n’ont pas réussi.

11. Essayer plein de logiciels, en désinstaller, réinstaller,… et ce en sachant que le système ne surchargera pas le registre inutilement, ce qui pourrait le ralentir.
Sous Windows, il existe un phénomène connu : le winrot. A force d’utiliser votre OS, Windows s’encrasse de lui-même, car les logiciels ont la sale manie de laisser derrière eux des clés registres, des DLL endommagées ou inutiles, etc. En un an, vous sentez considérablement la différence car Windows sera beaucoup plus lent. Vous devrez le réinstaller. Tous les Windowsiens ont déjà connu ça. “Ah, faut que je backup, parce que je dois formater“. Sous Linux, ce phénomène n’existe pas. Les programmes se désinstallent proprement. Un Linux sera toujours aussi rapide qu’au premier jour.

12. Faire une énorme erreur qui suppose de réinstaller le système, et pouvoir le faire en une heure car les programmes et les fichiers persos peuvent être sauvegardés sur une autre partition que celle de l’OS.
Bon, c’est bien sûr aussi possible sous Windows, donc je m’étends pas. A noter que sous Windows, un simple virus peut vous y obliger, pas besoin d’une énorme erreur de votre part.

13. Démarrer le PC avec des effets aussi beaux que ceux de Vista (voire plus, selon moi), et ce même sur un PC qui a plusieurs années… en moins de 40 secondes (login compris).

Compiz-Fusion fait littéralement passer Vista pour un con (voir la vidéo de l’article précédent). Il n’exige aucune performance matérielle particulière…

14. Modifier à sa guise tout ce que l’on veut sur le système, ainsi que sur tous les programmes. On peut également contacter les auteurs d’un software pour leur poser des questions, leur soumettre des idées ou carrément participer à la création du logiciel (design ou écriture du code).
C’est l’essence du libre. Tous les logiciels peuvent être bidouillés légalement.

15. Avoir quatre fenêtres de traitement de textes ouvertes, écouter de la musique, jouer avec les effets de bureaux, rester en contact avec une large communauté conviviale, avoir Firefox et un client de messagerie instantannée ouverts, ainsi qu’un client mail, en même temps, et ce sans que l’OS ne soit ralenti jusqu’à devenir inutilisable.
Les distributions Linux sont ainsi conçues. Les logiciels sont plus légers, moins gourmands en ressources, ressources qui sont d’ailleurs mieux utilisées. Il faudrait comparer par exemple la charge processeur de Amarok (le lecteur média par défaut sous KDE) et de Windows Media Player…

16. Pouvoir utiliser la commande “dpkg –get-selections > pkg.list” pour lister tous les programmes installés, pouvoir sauvegarder /etc et /home sur une partition séparée et être ainsi en mesure de restaurer le système à tout moment sans aucune perte de données.
La puissance de la console, tout simplement. Et sous Linux, tout est centralisé sur des dossiers précis, qui sont du coup très faciles à sauvegarder.

17. Avoir plusieurs bureaux différents sur la même machine et même permettre à plusieurs personnes d’utiliser le système en même temps.
Hé oui… Linux a une gestion des droits utilisateurs si pointue que c’est possible, en SSH par exemple. Je peux faire en sorte que quelqu’un puisse se connecter à ma machine par le protocole SSH et utiliser mon Linux comme moi. Très utile pour le travail à plusieurs, par exemple. La plupart des serveurs de la planète ne sont pas sous Linux pour rien…

18. Pouvoir redimensionner une partition du disque sans perte de données ou sans devoir la supprimer.

19. Utiliser le même matériel pendant plus de cinq ans avant qu’il ne faille réellement le remplacer. Linux peut également tourner sur un PC de dix ans.
Voir le point 2.

20. Naviguer sur Internet… pendant que le système s’installe.
Certaines distributions GNU/Linux (comme Ubuntu) proposent des liveCD qui permettent une installation en mode graphique, alors que même Vista s’installe toujours en mode texte. Le liveCD vous permet de tester le système sans rien toucher au disque dur. Si vous désirez installer le système Linux, tout se fait de manière graphique, et le liveCD continue d’être utilisable pendant l’installation.

21. Utiliser la plupart des périphériques et composants sans installer aucun pilote, puisqu’ils sont déjà inclus dans le système installé, évitant ainsi la tâche d’aller les chercher un par un sur les sites des fabriquants.
C’est vrai pour la plupart des matériels. Pour ma part, Windows ne reconnaissait pas par défaut mon chipset audio et ma carte wifi. J’ai dû installer les pilotes à la main. Kubuntu ne m’a RIEN demandé, j’ai pu dès la première seconde détecter ma livebox et m’y connecter. En ce qui concerne les pilotes graphiques, idem : Kubuntu peut les installer de lui-même (selon votre carte vidéo).

22. Avoir accès au code source de presque tous les programmes et du noyau de l’OS.
Encore le libre : le code source de presque tout est public, accessible à tous. C’est le principe de “plus il y a de yeux pour surveiller…”. En effet, au lieu de garder jalousement le code source de GNU/Linux, les développeurs le mettent à disposition de tous. Ce qui explique que le moindre bug ou la moindre faille soit très rapidement repérée et réparée. Cela permet aussi à tous de bidouiller le système comme bon nous semble, en toute quiétude.

… Passez à Linux.

Pourquoi passer à Linux (I) : L’environnement de bureau

Linux 8 commentaires »

J’ai décidé de faire une petite série intitulée “Pourquoi passser à Linux“. Je vais prendre régulièrement un truc que je trouve génial sous Linux et qui n’existe pas sous Windows.
Aujourd’hui, l’environnement de bureau (la prochaine fois, ça sera le gestionnaire de paquets je pense).

En effet, Linux s’utilise en interface graphique, comme tout OS actuel qui se respecte. Sauf que c’est pas comme sous Windows, où tout le monde a à peu près le même Windows. Sous Windows, Vous pouvez modifier la couleur des fenêtres, peut-être la forme si vous aimez trafiquer, mais un Windows ressemblera toujours à un autre Windows.

Sous Linux, c’est l’inverse. Il n’y a rien qui ressemble moins à un bureau Linux qu’un autre bureau Linux. Tout d’abord, parce que Linux a été conçu pour permettre de bidouiller votre interface, alors que Windows n’est pas du tout prévu pour. Les “brico-packs” qui permettent de modifier l’apparence des fenêtres modifient assez profondément les configurations internes de Windows, et ça Windows n’apprécie pas du tout.

Ensuite, parce que Linux s’utilise avec différents “gestionnaires de bureau”. Il en existe pas mal : KDE, Gnome, XFCE, Enlightment17, Fluxbox, … Personnellement, j’utilise KDE, car c’est l’environnement de base fourni avec Kubuntu. J’aime bien KDE parce que c’est assez “eye-candy”, y’a Amarok (le meilleur lecteur audio du monde, en gros), et surtout les programmes sont multi-usages. Par exemple, le navigateur de fichiers de base, Konqueror, fait aussi navigateur web, client SSH, client FTP, …

KDE est entièrement conçu pour pouvoir être modifié de A à Z. Tout d’abord, les options de base sont diverses et variées (prise en charge de la transparence, déplacement où bon vous semble, plusieurs tableaux de bords, barres de lancement, apparence du menu K, …). Ensuite, il existe foule de logiciels permettent d’augmenter encore les possibilités du bureau KDE, comme Compiz-Fusion qui détrône magistralement Windows Vista avec des effets en 3D que le dernier-né de MS est tout simplement incapable de faire (cette vidéo pour vous le prouver). Il existe aussi pléthore de “décorateurs de fenêtre”, qui remplacent donc le kwin de KDE (très joli aussi). Ainsi, on peut utiliser Emerald, qui gère des centaines de thèmes différents. Enfin, on peut rajouter des petits widgets très joli (avec gdesklets ou superkaramba) qui vous permettent de mettre sur votre bureau des panels de contrôle (des machins inutiles mais très jolis qui vous indiquent l’activité de vos processeurs, la capacité de vos partitions, etc.).
Ainsi, après une semaine de KDEisage, j’ai (un peu) trafiqué mon bureau. Je vous laisse imaginer ce qu’on peut obtenir en s’y mettant à fond, avec des sites comme KDE-Look par exemple. Franchement, je trouve ça bien plus beau que n’importe quel bureau Vista.

Ou, un autre que je me suis récemment fait :

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