Découverte musicale

Musique 18 commentaires »

C’est définitif, Vanden Plas fait officiellement partie de mes groupes de progressif préférés. Au même niveau que Symphony X, allez ! Mon dieu, quelle voix il a, ce Andy Kuntz ! Et quels riffs ! O_o

Christ 0, un morceau de leur dernier album

Ah, petite niouse : je suis chroniquer sur www.destination-rock.com, lien que vous pouvez retrouver en bloglist. C’est un site généraliste sur le rock et affilié (de l’atmosphérique au death metal, quoi). Voilà, passez y faire un tour, mes premières chroniques seront bientôt publiées.

Pourquoi j’aime le progressif

Musique, Non classé 1 commentaire »

line-up-dream-theater.jpg

Le line-up de Dream Theater

Ca faisait longtemps que je voulais faire un tel article. Cet article est une sorte de trackback à l’article de Rakanishu.
Beaucoup de gens me demandent : “Tu aimes quoi, comme musique ?“. Là, je ne sais généralement rien fait d’autre qu’un long “Baaaah…“, ce sur quoi les gens concluent que j’aime rien, que je suis un gros nul incapable de se forger lui-même ses goûts musicaux. Alors que c’est tout l’inverse. A ceux à qui j’ai vraiment envie de fournir une réponse, je réponds en général la vérité : “Baaaaah… [Toujours le même], le progressif, tout ça, quoi…“. Et là, effet inverse : on me prend pour un taré qui aime des trucs super underground connus de personne.
Là je réponds de suite que je suis fan de Deam Theater, qui font des tournées mondiales (ils sont même venus à Nancy, et j’y étais !), ils sont super connus dans leur pays natal, les States. Enfin bref… Qu’est-ce que le progressif ?

En effet, c’est un mot bien bizarre pour parler d’un genre musical. Comment une musique peut-elle être progressive ?

Le mot “progressif” est apparu pour qualifier une musique la première fois dans les années 60, avec des groupes comme Yes ou Genesis. Cette musique visait alors à dépasser le cadre traditionnel du rock basique avec des concepts novateurs : des morceaux beaucoup plus longs, des structures musicales bien plus complexes, rythmes variés souvent asymétriques, plusieurs ambiances se mélangeant et formant une progression. En gros, c’était la formule “couplet-refrain” classique mise à mal et foulée aux pieds, et avec elle toute la musique asceptisée plan-plan, les formations guitare-basse-batterie, etc.
Le progressif, c’est en fait la musique sans limite, mais le résultat est qu’il est difficile de le définir. Tant de groupes sont réellement des groupes de prog’ et pourtant sont tellement différents ! Comment comparer Symphony X et Porcupine Tree ?

D’un côté objectif, le progressif s’incarne souvent par des morceaux très longs (jusqu’à 30 ou 40 minutes pour la même piste, 15 minutes étant une bonne moyenne chez moi lorsque je regarde ma playlist iTunes), et qui sont techniquement ardus. Ceci conduit à véhiculer une image du progressif d’une musique élitiste, un genre à part. Ce qui n’est pas faux faux. On ne rentre pas dans le progressif comme ça. Je suis moi-même passé par des groupes tels que Nighwish, Stratovarius, Within Temptation, Sonata Arctica (groupes que je continue à aduler), pour ensuite passer complètement au progressif. C’est une musique assez difficile d’accès. Si on fait écouter du prog’ à quelqu’un qui n’en a jamais entendu avant, il risque fortement de ne rien comprendre et d’être rebuté par ce spectre sonore hautement diffus et compact.

Bref, le progressif c’est un vrai melting pot musical. Au sein du progressif se mêlent d’ailleurs des dizaines de genres différents : rock progressif bien sûr, metal progressif (que j’adore), mais aussi du “celtique progressif”, neo progressif, metal indus progressif, … A tel point que les groupes finissent par créer des genres à eux tout seuls, comme Ayreon ou Pendragon : ils sont de très loin les seuls à faire ce qu’ils font.

Ainsi je pourrais prendre la définition de Wikipédia du metal progressif :

“Le metal progressif (ou progressive metal) est une tendance stylistique du heavy metal qui se caractérise par la grande complexité de ses instrumentations, des chansons très structurées et de longue durée, des rythmes et des mesures inhabituels ainsi qu’une grande variété de mélodies au sein d’une seule et même chanson. Le metal progressif ne jouit pas d’une grande attention médiatique mais reste suivi par un très grand nombre d’amateurs aguerris.
Dans la famille du rock, le metal progressif est en filiation avec le rock progressif. Ces derniers partagent la complexité des mélodies et la virtuosité des musiciens. Mais le metal progressif, à la différence du second, reprend et met une certaine emphase sur les sonorités lourdes et aggressives du metal.
[...]Les chansons du metal progressif sortent habituellement du cadre traditionnel couplet/refrain. Elles se développent en des architectures complexes s’appuyant sur de nombreuses parties et sous-parties. Ces structures peuvent parfois servir à souligner les différents chapitres d’histoires racontées dans les textes des chansons.
[...]Les structures et les thèmes complexes du metal progressif mènent directement à un allongement de la durée des chansons au-delà des normes radiophoniques généralement acceptées. Ceci explique en partie pourquoi le metal progressif apparaît si rarement à la radio et sur les chaînes de télévision. La durée est cependant une caractéristique essentielle du metal progressif puisqu’une chanson longue permet à chaque musicien de démontrer ses qualités. À l’instar des grands groupes de jazz, il n’est pas rare que les groupes de metal progressif permettent à chaque musicien de faire un solo, et ce dans chaque chanson. En règle générale, les chansons du metal progressif durent entre 7 et 20 minutes, et parfois même plus. Plusieurs titres clés du genre surpassent d’ailleurs cette caractéristique et atteignent des sommets rarement égalés dans la musique populaire. Notons par exemple l’album-concept Light of Day, Day of Darkness de Green Carnation qui ne contient qu’une chanson d’une durée de 60 minutes, le “Crimson” de Edge of Sanity (à 40 minutes) ou encore “Six Degrees of Inner Turbulence”, un titre de 42 minutes divisé en huit parties par le groupe américain Dream Theater.
[...]La technique instrumentale est un des aspects les plus marquants du metal progressif. Les musiciens du genre sont généralement des virtuoses et fascinent souvent les musiciens amateurs qui leur vouent parfois un culte sans limite.
Dans cette catégorie, John Petrucci et Mike Portnoy, respectivement guitariste et batteur du groupe Dream Theater, sont des exemples de virtuosité technique. Ils ont d’ailleurs tous deux remportés de nombreux prix dans leurs disciplines respectives, démontrant la haute maîtrise musicale de ces artistes. Les capacités vocales des chanteurs sont aussi mises à l’épreuve, face aux performances des musiciens avec lesquels ils jouent sur scène.
[...]Les musiciens de metal progressif tendent fréquemment à se référer à la musique classique avec souvent une prédilection pour la période moderne du classicisme (Stravinski, Bartók, Ravel notamment) à cause de ses recherches avancées dans l’extension des éléments du langage tonal.
Le progressif s’éloigne du classicisme cependant déjà par sa base populaire. La musique classique relève de la musique savante. Par ailleurs le progressif se distingue aussi du classique par son instrumentation, mais aussi et surtout par le fait que les structures ampoulées et contrastées du progressif vont souvent à l’encontre de la notion d’équilibre et d’uniformisation de la forme chère au classicisme en général.”

Je trouve que ça résume assez bien le progressif en général : morceaux très longs, virtuosité des musiciens, plusieurs ambiances qui se mêlent et se mélangent, soli techniques, longues parties mélodiques, inspiration de beaucoup de musiques (classique, jazz, celtique,…), paroles philsophiques, mais aussi concepts-albums (un album dont toutes les pistes forment un “tout” : elles racontent une histoire, se suivent, et toujours autour du même thème à l’image du dernier Ayreon, “0101001″, qui raconte les travers d’une civilisation extraterrestre sur le déclin) et les “supergroupes” qui sont en fait des groupes formés par des grands noms de différents autres groupes qui se réunissent le temps de quelques albums, comme Liquid Tension Experiment ou Transatlantic.

Pour vous, bande de petits veinards, je vous ai concocté un petit MP3 avec des bouts de morceaux que j’aime pour vous donner un aperçu du progressif.

Vous pouvez le télécharger ici.
Ca commence avec Dream Theater, pour les trois premiers extraits (tous séparés par des silences de 4 secondes). Le premier c’est “The Answer Lies Within”, un morceau magnifique tiré de Octavarium. Ensuite, on a “The Ministry of Lost Souls” et “Dark Eternal Night”, tous deux tirés du dernier Dream Theater, Systematic Chaos. Après, un extrait de “When the Water Breaks”, de Liquid Tension Experiment, un supergroupe dont je vous parlais plus haut. Puis “Arriving Somwhere but Not Here”, un extrait d’un long morceau de Porcupine Tree sur leur album Deadwing. Un must pour moi. S’y mêle astucieusement plein d’ambiances différents, mais je trouve que ce groupe est très difficile d’accès pour des oreilles nouvelles. Ensuite, “Beneath the Waves”, du dernier Ayreon. Ayreon est un groupe particulier puisqu’en fait pour chaque album c’est une série de guests venus d’autres groupes super connus qui viennent chanter sur des compositions du néerlandais Lucassen. Tous les albums sont des vrais pépites, beaux à en pleurer. Ensuite, je vous ai mis un extrait de Neal Morse, un grand artiste du genre. Il faisait partie avant du merveilleux groupe Spock’s Beard (mais ce type est un peu illuminé sur le plan religieux… Faut voir les paroles de ses chansons c’est à mourir de rire, mais c’est un vrai Dieu sur le plan musical)… Il d’ailleurs quitté Spock’s Beard pour raisons religieuses. L’extrait vient de la chanson “The Door”, de son dernier album Sola Scriptura. Et enfin je vous ai mis un truc génial que j’ai découvert récemment, c’est le groupe Pineapple Thief, un genre de rock prog’ super doux et très aérien, mais à faire pleurer tonton Gérard, celui qui torturait les Algériens dans les années 50. Le morceau s’appelle “Remember Us”, de l’album Variation on a Dream.

Voilà, vous savez enfin la musique que j’adore. :)

WP Theme & Icons par N.Design Studio - Traduction : WordPress tuto
Flux RSS des articles Flux RSS des commentaires Connexion